Coefficients des concours PSI 2026 : le guide complet par banque d'épreuves
La filière PSI (Physique, Sciences de l'Ingénieur) a une identité propre qui se reflète directement dans les coefficients des concours : moins centrée sur les mathématiques abstraites que la filière MP, plus orientée vers la physique expérimentale et les sciences de l'ingénieur que la filière PC, la PSI propose une répartition des coefficients qui récompense les profils polyvalents capables d'exceller à la fois dans la modélisation théorique et dans l'application concrète. Voici le guide complet des coefficients PSI 2026, banque par banque, avec une analyse stratégique pour chaque concours.
I. La filière PSI et ses concours : comprendre la logique avant les chiffres
a) PSI : la filière de la physique et des systèmes
La PSI se distingue des deux autres filières scientifiques par son équilibre particulier : les mathématiques restent fondamentales mais n'occupent pas la position dominante qu'elles ont en MP. La physique et les sciences de l'ingénieur prennent une place centrale, ce qui se traduit directement dans les grilles de coefficients de tous les concours.
À niveau égal, statistiquement, un PSI intègre Mines-Ponts plus facilement qu'un MP. Ce chiffre surprend, mais il reflète une réalité : la concurrence en PSI est moins dense qu'en MP pour les mêmes écoles, et les coefficients de physique plus élevés en PSI avantagent les candidats qui maîtrisent la modélisation expérimentale. Hadamard
b) Les cinq grandes banques accessibles depuis la PSI
Les candidats PSI accèdent à l'ensemble des grandes banques de concours d'ingénieurs :
X-ENS pour Polytechnique et les Écoles normales supérieures (voie sciences). CentraleSupélec (CCS) pour CentraleSupélec, Centrale Lyon, Centrale Nantes, Centrale Lille, Centrale Méditerranée, IOGS, Arts et Métiers. Mines-Ponts pour les Mines Paris, Ponts ParisTech, ISAE-SUPAERO, ENSTA Paris, Télécom Paris, ENSAE. CCINP pour les INP (Grenoble, Toulouse, Bordeaux), l'ENAC, et une trentaine d'autres écoles publiques. e3a-Polytech pour le réseau Polytech et Arts et Métiers.
II. Coefficients PSI au concours Polytechnique (X-ENS)
C'est le concours le plus sélectif et celui dont les coefficients révèlent la philosophie la plus claire : les mathématiques dominent, mais la physique et les SI pèsent presque autant.
Ce que ça signifie en PSI. Les mathématiques totalisent 14 points sur 39 en PSI, contre 15 en MP. La différence est minime à l'écrit, mais elle reflète que la physique pèse plus lourd en PSI : 13 points au total (7 + 6 pour Physique/SI), contre 6 seulement pour la physique en MP (pas de physique 2). En PSI, un candidat qui domine la physique et la modélisation des systèmes physiques a donc un levier de différenciation réel à Polytechnique que les MP n'ont pas.
Le français et la LV1 pèsent chacun 6 points, soit 12 sur 39 au total — 31 % des coefficients. Ce n'est pas une matière d'appoint : faire 18/20 en français plutôt que 10/20 représente 1,23 point sur le score final, soit souvent la différence entre admissible et refusé.
III. Coefficients PSI au concours CentraleSupélec
C'est le concours où la PSI bénéficie des coefficients de physique et de SI les plus favorables parmi toutes les filières. C'est aussi le concours où le français pèse le plus lourd en valeur absolue.
Ce que ça signifie en PSI. CentraleSupélec est le concours qui valorise le plus la PSI pour son identité propre. En PSI, la physique-chimie et les SI totalisent 42 points sur 94 (45 % des coefficients), contre 32 points seulement en MP. Les mathématiques ne pèsent que 24 points en PSI, contre 34 en MP. C'est un renversement complet de la hiérarchie des matières.
Le français conserve son poids de 17 points, identique dans toutes les filières. C'est la matière à coefficient le plus élevé sur une épreuve unique dans ce concours, toutes filières confondues. Un candidat PSI qui ferait 18/20 en français plutôt que 10/20 gagnerait 1,36 point sur son score normalisé, soit souvent la différence entre une place à CentraleSupélec et une place à Centrale Lyon.
L'écoles membres de la banque CCS qui appliquent ces coefficients incluent : CentraleSupélec, Centrale Lyon, Centrale Nantes, Centrale Lille, Centrale Méditerranée, l'Institut d'Optique Graduate School (SupOptique), l'École Nationale Vétérinaire, l'UTT et l'École navale.
IV. Coefficients PSI au concours Mines-Ponts
Mines-Ponts est le concours où la quasi-parité entre maths et physique est la plus marquée en PSI — et le seul grand concours où les PSI affichent statistiquement un meilleur taux d'intégration que les MP.
Ce que ça signifie en PSI :
La structure de Mines-Ponts en PSI est remarquable : les mathématiques totalisent 7 points, la physique + SI + chimie totalisent 13 points. La physique et les sciences de l'ingénieur (SI coefficient 4, contre seulement 2 en MP) dominent clairement. C'est le concours qui valorise le plus le profil PSI dans son identité propre.
Le fait que les PSI intègrent Mines-Ponts plus facilement que les MP à niveau égal s'explique par ces coefficients : un PSI solide en physique et SI peut creuser l'écart sur ses épreuves phares, là où un MP a plus de pression sur les mathématiques. Hadamard
Les écoles accessibles via Mines-Ponts : Mines Paris, Ponts ParisTech, ISAE-SUPAERO, ENSTA Paris, Télécom Paris, Mines Saint-Étienne, Mines Nancy, IMT Atlantique, ENSAE Paris.
V. Coefficients PSI au concours CCINP
Le CCINP (ex-CCP) est la banque de filet de sécurité par excellence. Le taux d'admissibilité à CCINP est très élevé : 73 % en PSI. C'est là que la quasi-totalité des PSI sérieux trouve une école si les concours plus sélectifs ne se sont pas passés comme prévu.
Ce que ça signifie en PSI. Le CCINP valorise massivement les sciences de l'ingénieur et la modélisation en PSI : SI (9) + modélisation numérique (9) + physique-chimie (11) + informatique (5) = 34 points sur 58 liés aux sciences expérimentales et de l'ingénieur. Les maths n'arrivent qu'à 11 points, loin derrière. C'est le concours qui correspond le mieux à l'identité pédagogique de la PSI.
Les écoles CCINP les plus demandées en PSI : ENSEEIHT Toulouse (électronique, informatique, télécommunications), Grenoble INP Phelma, ENAC (pilote de ligne, cursus ingénieur), Bordeaux INP, ENSGSI.
VI. Coefficients PSI au concours e3a-Polytech et Mines Télécom
VII. La stratégie de révision idéale pour un PSI
a) Ce que les coefficients PSI enseignent sur les priorités
La lecture transversale de tous les tableaux ci-dessus révèle une constante : en PSI, la physique et les sciences de l'ingénieur pèsent toujours autant ou davantage que les mathématiques, à l'exception de Polytechnique où les maths restent légèrement dominantes. C'est l'inverse de la MP, où les maths dominent dans tous les concours sans exception.
La conclusion pratique est claire : un PSI qui sacrifierait les SI et la physique au profit des seules mathématiques ferait une erreur stratégique majeure. Inversement, un PSI solide en physique expérimentale et en modélisation des systèmes dispose d'un levier de différenciation réel, notamment à Mines-Ponts et au CCINP.
Le français mérite une attention particulière : avec 17 points à Centrale, 9 au CCINP, 6 à Polytechnique et 5 à Mines-Ponts, aucun concours ne permet de l'ignorer. Le poids du français est également élevé aux concours Mines-Ponts et Mines Télécom. Prepas-mp2i
b) La PSI face aux autres filières : quand choisir PSI change la donne
La PSI n'est pas une filière "de consolation" par rapport à la MP : c'est une filière avec une identité propre qui ouvre les mêmes concours, avec des profils de coefficients différents. À niveau égal, un PSI intègre Mines-Ponts plus facilement qu'un MP, avec un taux d'intégration de 11,9 % contre 9,5 %. Pour un étudiant dont la physique et les SI sont les matières fortes, la PSI peut donc être un meilleur levier stratégique que la MP pour les concours Mines-Ponts.
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